Les armes blanches de la Nouvelle-Europe

Quand les armes à feu se résument le plus souvent à beaucoup de bruit et de fumée, rien de vaut une claire lame d’acier qui tranche nette dans les chairs.

- Les armes de musée.
- Les lames du XIXe siècle.

Les armes de musée.

Les armes suivantes sont classées de la plus lourde à la plus légère. Héritage du Moyen-Âge ou de la Renaissance, vous aurez l’occasion de les rencontrer plus souvent au musée que dans la rue ... du moins peut-on l’espérer pour vous.

Claymore.

Prise Lame Poids Usage
2 mains 80 à 120 cm  3 kg taille

“L’épée glorieuse” (Claymore) d’origine écossaise au XVe siècle, est une lourde épée à deux mains, à lame longue et poignée imposante (une trentaine de centimètres), qui ne peut se manier qu’à deux mains. Sa garde en V caractéristique, se termine traditionnellement par des trèfles à quatre feuilles. Les Italiens du XVe utilisaient une arme de type similaire, même un peu plus longue et plus lourde, sous le nom d’espadon, les Allemands sous le nom de zweihänder. Il est cependant possible de manier ces armes en “demi-épée” : prise avec la main gauche sur la lame (au niveau du ricasso, partie non affutée), la main droite tenant le manche de l’épée. Lorsque la lame est ondulée sur toute sa longueur, on parle de “flamberge”

Epée bâtarde

Prise Lame Poids Usage
1 main 1/2  90 cm  1,8 kg taille

Epée à « une-main-et-demie » pour pouvoir être tenue avec un gantelet, son nom montre le dédain que la chevalerie porte à cette arme : pour la tenir à deux mains, le combattant doit abandonner son écu, sur lequel est peint son blason, dérogeant ainsi à son rang.

Epée romane

Prise Lame Poids Usage
1 main  75 cm  1,4 kg taille

Epée de base, particulièrement en vogue entre le XIe et le XIVe siècle. Elle s’utilise surtout de taille, mais peu de temps en temps être utilisée d’estoc. Un peu plus lourde, mais de longueur de lame similaire avec une garde courte, l’épée viking offre à son porteur une force de frappe un peu supérieure.

Glaive

Prise Lame Poids Usage
1 main  60 cm  1,4 kg estoc & taille

La plus courte des épées anciennes, déjà en usage dans l’armée romaine au IIe siècle avant notre ère (gladius), c’est une arme d’estoc ou de taille à la lame particulièrement large (au moins 4 cm). Le gladius hispanis s’était progressivement allongé sous l’empire romain tout en conservant sa largeur, jusqu’à se transformer en spatha durant les grandes invasions, utilisée désormais par les cavaliers et servant donc là plus de taille que d’estoc. Notons qu’il est introduit dans l’infanterie française en 1831 puis fournit aux gardes nationaux en 1852. Mais considéré alors comme pesant, peu efficace et ne protégeant pas la main, il est mal accueilli et vite surnommé dédaigneusement « coupe-choux ».

Les lames du XIXe siècle.

Rapière

Prise Lame Poids Usage
1 main  95 cm  1,3 kg estoc

La rapière (de l’espagnol espada ropera : littéralement épée à vêtement, épée que l’on porte en habits de ville) est une arme apparue à la fin du XIVe siècle, à la lame longue et fine. Elle marque la fin de l’époque médiévale durant laquelle le combat se résumait en des coups de taille les plus violents possibles, pour entrer dans une période où l’escrime devient un art, d’abord espagnol puis italien, caractérisé par de larges moulinets et des attaques en pointe. La garde est en forme de coupe, voire de panier ou de cloche pour mieux protéger la main, souvent richement décorée. L’épée de duel est issue de ces rapières.

Sabre

Prise Lame Poids Usage
1 main  90 cm  1,5 kg estoc & taille

À la différence de l’épée, le sabre est une arme blanche à un seul tranchant, la lame est donc généralement courbe. Il est donc moins maniable que l’épée, mais à poids équivalent, nettement plus solide et peut être manié de taille comme d’estoc. Sa courbure le rendant également plus facile à dégainer, c’est une arme bien adaptée à la cavalerie. Napoléon Ier puis Napoléon III, arment la cavalerie lourde (cuirassiers, dragons) d’un sabre non courbé, la latte. L’infanterie napoléonienne était pourtant armée de “sabres-briquets”, composés d’un seul tenant, à lame courte (59 cm) aussi utile au quotidien que dangereux dans les combats. La marine fait un usage similaire de ses sabres d’abordage.

Fleuret

Prise Lame Poids Usage
1 main  80 cm  0,3 kg estoc

Voici l’épée la plus légère que l’on puisse trouver, réservée pour cela aux salles d’armes, absente des champs de bataille et des duels mais autorisée aux femmes. Apparu à la fin du XVIIIe siècle, son nom vient d’un bouton appelé “fleur de laine”, placé en bout de lame pour éviter de blesser l’adversaire, en des assauts d’entrainement dis “courtois”. L’attaque d’estoc est obligatoire, un coup de taille pouvant au mieux fouetter l’adversaire, mais la lame risque toujours de se briser ou de se tordre si le coup est trop violent.

Les sites internet sur les armes de l’époque victorienne ne manquent pas, un moteur de recherche quelconque vous en donnera aisément les liens. Notons tout de même le travaille proposé sur le Site de l’Elfe Noir, adaptant ces armes au jeu de rôle.

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