Tigres et lions

Où l’on rencontre de drôles d’animaux, portant bien souvent plumes et pelisses ...

Types de l’élégance parisienne

Lion, s. m. Homme qui, à tort ou à raison, — à tort plus souvent qu’à raison, — a attiré et fixé sur lui, pendant une minute, pendant une heure, pendant un jour, rarement pendant plus d’un mois, l’attention capricieuse de la foule, soit parce qu’il a publié un pamphlet scandaleux, soit parce qu’il a commis une éclatante gredinerie, soit pour ceci, soit pour cela, et même pour autre chose ; homme enfin qui, comme Alcibiade, a coupé la queue à son chien, ou, comme Alphonse Karr, s’est fait dévorer par lui, ou, comme Empédocle,

“Du plat de sa sandale a souffleté l’histoire”

Être le lion du jour. Être le point de mire de tous les regards et de toutes le curiosités. Le mot nous vient d’Angleterre.

Lion, s. m. Le frère ainé du gandin, le dandy d’il y a vingt-cinq ans, le successeur du fashionable — qui l’était du beau — qui l’était de l’élégant — qui l’était de l’incroyable — qui l’était du muscadin _ qui l’était du petit-maître, — etc.

Lionceau, s. m. Apprenti lion, — un garçon tailleur qui cherche à se faire passer pour le comte d’Orsay ou pour Brummel, et qui réussit rarement, le goût étant une fleur rare comme l’héroïsme.

Alfred Delvau, Dictionnaire de la langue verte, 1883.

De tout temps, en France, un nom plus ou moins fantaisiste a servi à désigner ceux que l’élégance réelle ou la prétention au succès en ce genre, mettaient particulièrement en relief.
On compte une très longue succession de ces types. Les raffinés, les mignons, les muguets, sous Charles IX et Henri III ; les beaux fils, sous la Fronde ; les menins, sous Louis XIV ; les roués, pendant la Régence ; les hommes à bonnes fortunes, sous Louis XV et Louis XVI ; les incroyables, les merveilleux du Directoire ; les fashionables, et les dandys de la Restauration ; sous Louis-Philippe, les lions et les tigres dont nous allons nous occuper.
Puis vinrent, après la révolution de Février, les daims, les gandins, puis les cocodès, puis enfin les gommeux, qui forment aujourd’hui la dynastie régnante.
Cette dynastie se partage en deux branches ; branche ainée — Haute gomme ; branche cadette, — gomme. Jusqu’à présent, elles n’ont produit aucune célébrité marquante. Nous ne nous y arrêterons donc pas plus longtemps, et nous passerons aux lions et tigres civilisés.

Lions et tigres civilisés

Le mot lion, venu du monde anglais, indique un personnage sorti de la ligne ordinaire par ses aventures, ses excentricités, sa beauté, ou simplement par un faste bizarre et hardiment exceptionnel.
Le tigre se distingue par un luxe effréné, par sa mise, par son langage, et des manières qui ne sont qu’à lui. C’est un fantaisiste de haute volée, qui se met au-dessus de toutes les convenances sociales.
Bien que l’aristocratie anglaise ait été féconde en tigres, le roi Georges IV et Brumell, surnommé le roi de Bath, sont encore cités comme les spécimens les plus remarquables de l’espèce. Ils luttaient entre eux d’excentricités les plus extravagantes.
Le roi s’avisait-il de porter un pantalon de daim tellement collant, qu’il fallait deux domestiques pour le précipiter dans ce double entonnoir, où il ne pénétrait que par la force d’impulsion : Brumell se faisait coudre le sien (son pantalon) sur place. Si le tigre royal ornait son parc de temples et de mosquées, le tigre domestique mettait le feu à son château pour en chasser les rats. L’un dépensait des milliers de livres sterling pour entretenir des poissons dans un ruisseau bourbeux ; l’autre, pour pêcher plus commodément les siens, lâchait les écluses de ses étangs et inondait dix lieues de pays.

GIF - 26.6 ko
George IV et “Beau” Brummell

Le roi d’Angleterre attachait des fausses queues à ses chevaux ; le roi de Bath coupait les oreilles aux siens. Georges IV s’habillait en chef écossais ; le beau Brumell arriva à ne pas s’habiller du tout et se promena un jour dans ce costume adamique à Saint-James-Park.
Cette excentricité fut la dernière.
À quelques jours de là, dans une orgie, le tigre domestique osa dire au tigre royal : « Georges, sonnez pour avoir ma voiture ! »
Soit que le tigre royal eût pris, ce soir-là plus que sa pâture habituelle, soit par toute autre raison, il accueillit fort mal cette innocente familiarité, lui qui en avait toléré d’autres que l’on n’oserait raconter. Sa majesté féline rompit avec son ami ; et quand il devint officiel que le brillant Brumell n’était plus l’heureux émule du roi, la faveur publique l’abandonna.
À cette funeste nouvelle, ses créanciers le menacèrent de faire saisir ses revenus. Devant un commencement d’exécution, il s’enfuit à Boulogne-sur-mer, mettant ainsi la Manche entre lui et les poursuites de cette sotte espèce d’individus, qui s’imaginent que les dettes sont faites pour être payées ! C’est là que s’est éteint le vieux beau, cet astre de la fashion britannique, entouré encore à son coucher des admirations de la foule :
Le tigre s’était fait lion.

Après la mort de Brumell et celle de Georges IV, le trône de la mode demeura vide. Ce fut lord Byron qui s’en empara. Le dandysme anglais conserve encore ses belles traditions de luxe, et le cite comme l’un des plus grands novateurs, l’un des puissants génies en matière de goût et d’élégance.
De 1830 à 1845, trois ou quatre tigres se disputèrent le sceptre, parmi lesquels M. Haine tint le premier rang. Jeunesse, beauté, fortune, il avait tout pour lui. Les journaux n’étaient occupés que de son luxe et de ses prodigalités ; on parlait de sa toilette en palissandre qu’il paya quarante mille francs. Il a longtemps brillé à Paris, où nous le vîmes porter un habit vert-pomme, au printemps de 1825, et un habit feuille-morte, pendant l’automne de la même année.
Il fut remplacé par M. Bayly, que la trop grande splendeur de son luxe rejeta bientôt sur le continent. Quand vint le dernier jour de cette magnifique excentricité, lorsque les membres du jury furent appelés à prononcer sur les droits des parfumeurs, des tailleurs, etc., etc., dont il avait usé et abusé pendant son règne, des mystères incroyables se révélèrent : un seul tailleur (et il en occupait six) produisit un compte d’une année sur lequel figuraient quatre-vingt-quatre habits, — cent vingt-six pantalons, — trois cent cinquante-deux gilets blancs, — trois cent seize idem de fantaisie, — et deux mille trois cent cinquante cravates.

GIF - 15.3 ko
Le Comte d’Orsay

Mais le tigre par excellence, celui auquel toutes les cours de l’Europe on accordé des lettres de naturalisation, fut assurément le comte d’Orsay, notre compatriote. D’un consentement unanime, on l’a proclamé le plus parfait modèle de l’espèce. Il n’appartenait à aucune école ; ses créations, ses inventions fantastiques, déroutaient ses émules aussi bien que ses imitateurs ; quoi qu’ils fissent, il était toujours en avance sur eux.
Surpris un jour par un violent orage, il n’eut d’autre ressource pour s’en préserver un peu, que d’emprunter une lourde capote à un invalide de la marine. Il sut si bien assouplir à ses mouvements ce drap grossier et rebelle, et lui imprimer le cachet de sa propre distinction, qu’il en fit un vêtement à la mode.
Le véritable élégant procède de lui-même, il n’attend pas les inspirations de son tailleur.

La vie du tigre est impossible en France. Indépendamment de la fortune fabuleuse qu’en fin de compte il faut se résoudre à y engloutir, elle a des exigences de mouvement et de plaisir, des obligations forcées, qui ne permettent pas de distraire la moindre parcelle de son temps pour se livrer à d’autres occupations, àd ’autres préoccupations que les siennes, on lui appartient corps et âme, on s’absorbe, on s’identifie complétement en elle.
Confessons donc en toute humilité que le tigre pur sang n’existe pas en France. Contentons-nous des variétés ou sous-variétés de l’espèce, et des lions que l’on y a vus fleurir, depuis les dernières années du XVIIIe siècle.
En voici une esquisse assez complète :

GIF - 26.1 ko
Murat, le "Roi Franconi"

Nous avons eu David en costume romain, Garat avec ses cravates monstres, ses gilets microscopiques et ses bottes jaunes. Peut-être aurions nous eu notre tigre royal, dans la personne de Murat, si Napoléon n’eût réprimé ses goûts de parure somptueuse et théâtrale.
« Allez mettre votre habit de maréchal de France, lui dit-il, le jour de l’entrevue des deux empereurs sur le Niémen ; vous ressemblez à Franconi. »
Murat s’était présenté, ruisselant d’or sur toutes les coutures, le chef surmonté d’une toque, avec force plumes éclatantes et une grosse perle par devant.
Chodruc-Duclos, dans sa jeunesse, fut un instant assez bon tigre ; mais son règne fut court. Il passa bientôt aux lions et conserva ce titre jusqu’à sa mort.
Balzac essaya de se classer parmi les tigres, à l’aide de sa fameuse canne et d’un habit bleu à boutons d’or. Il eut voiture et groom ; il donna des déjeuners fabuleux, endossa rente gilets différents en un mois … Tout cela en pure perte !

La loge des lions

Cette loge, qui a fait tant de bruit, s’est d’abord appelée la loge des mauvais sujets. Les dames en particulier ne la désignaient pas autrement, ce qui ne les empêchait pas de lorgner avec beaucoup d’attention tous ceux qui s’y montraient. Or ces jeunes gens, au nombre de huit, ne méritaient pas cette qualification, bien qu’ils affectassent des airs tout à fait régence.
Venus parfois au théâtre, après une orgie de limonade ou d’eau sucrée, ils interrompaient la représentation par leurs rires ou leurs conversations à haute voix ; mais le public se montrait si mal disposé à leur égard qu’ils durent changer de rôle. C’est alors qu’ils affichèrent la prétention de remplace le Coin du roi et le Coin de la reine : qu’ils se posèrent en juges et arbitres du bon goût. C’est de ce moment là aussi, que des figurantes du corps de ballet leur donnèrent ce nom de lions qui leur est resté.
Ils arrivaient pimpants et frais, tirés à quatre épingles, les cheveux artistement bouclés, la fleur à la boutonnière, étalant avec affectation leurs gants sur le devant de la loge, gants glacés, jaune serin, jaune citron, jaune jonquille ; jaune patte-de-canard pour les petits jours.
Parmi eux figurait un journaliste du petit format, Lautour-Mezeray. Nous le signalons en toutes lettres, car ce fut un bien grand coupable. C’est lui qui mit à la mode ces pantalons d’une longueur et d’une ampleur si disgracieuses. Il est mort préfet d’Alger, sous l’Empire. Dieu veuille avoir son âme ... et ses pantalons !
Le comte Gilbert des Voisins était un des habitués les plus assidus de la loge. Gentilhomme parfait et de haute élégance, don Juan aussi heureux que prodigue, il savait répandre l’or avec une délicatesse exquise.
Un jour, ou plutôt un soir, qu’il offrait un bal à ses amis et aux premiers sujets du chant et de la danse, au foyer de l’Opéra, il fit circuler sur des plateaux, en guise de glaces, de boissons chaudes ou froides, de gâteaux et de bonbons, tout un assortiment de riches bijoux : broches, boucles d’oreille, bagues, bracelets ; il y en avait pour quarante mille francs ! Vous pensez quel bruit cela dut faire ; le lendemain, il n’était question que de cela dans Paris.
Une autre fois, il assistait à une soirée chez un honnête bourgeois du Marais. Dans ce monde, les choses ne se pratiquent pas précisément comme au faubourg Saint-Germain. Quand l’heure de se retirer est venue, on n’entend pas crier : — Les gens de monsieur le comte ! — les gens de madame la ducesse ! De grands valets de pied ne se présentent pas, tenant sur leur bras la sortie de bal qu’on pose sur les épaules, en attendant que la voiture soit avancée.
Non ! tout se fait beaucoup plus simplement. La bonne de la maison apporte les chapeaux, les châles, les socques ou même les chaussons, que l’on a déposés au vestiaire, et chacun reprend son bien, s’il le trouve ; on se couvre, on s’emmitouffle de son mieux, pendant que le maître ou la maîtresse de la maison vous recommande, — suprême attention de son hospitalité ! — de prendre garde au chaud et froid. Les trois quarts des invités s’en vont à pied, surtout si le temps est beau. Par les temps douteux, il y a des files de parapluies en guise de files de voitures. Les plus huppés s’en retournent en fiacre.
Cette simplicité n’empêche pas la grâce et la séduction de s’épanouir en ces modestes logis, tout aussi bien que dans les salons les plus distingués. La beauté à des duchesses dans tous les quartiers et à tous les étages.
C’est sans doute en vertu de ce principe égalitaire que le comte Gilbert des Voisins se trouvait dans l’antichambre de cette maison bourgeoise, où il avait été prié à un concert d’amateurs. Il venait d’offrir son bras à une jeune et jolie femme qui ne pouvait retrouver son châle.
Le mari s’impatientait et la tançait de belle sorte : « C’était toujours la même chose !... Elle ne savait jamais où elle mettait ses affaires... son étourderie serait cause qu’il faudrait payer une heure de fiacre, quand une simple course aurait pu suffire... Et patati et patata... »
La pauvre dame au châle, ou plutôt sans châle, souffrait péniblement de ces reproches de mauvaise humeur, faits en présence du cavalier accompli qui l’honorait de ses soins, et le trouble où la jetait son mari paralysait d’autant ses recherches. On y voyait d’ailleurs fort mal. Dans ces réunions à la bonne franquette, le salon n’est pas éclairé a giorno et l’antichambre ne possède souvent qu’un quinquet fumeux.
« Madame n’y voit pas bien », dit le comte Gilbert, au moment où le mari sans vergogne déplorait les quelques sous de dépense en plus que sa femme allait lui occasionner. Là-dessus, sortant de son portefeuille un billet de cinq cents francs, le gentilhomme le roula entre ses doigts ; puis, l’ayant allumé, il éclaira, de cette torche en miniature, la dame qui retrouva son châle.
Cette allumette de vingt-cinq louis, brûlée à son intention, éblouit la candide bourgeoise. Elle se sentit superbement vengée de l’humeur parcimonieuse de son mari ; aussi, en descendant l’escalier, la main qui avait tenu l’allumette fut-elle récompensée par la pression reconnaissante et émue d’une petite main qui tremblait.

La loge des lions s’ouvrait rarement pour des dames. Or il advint qu’un jour, — c’était un mardi gras, — elle se trouva exclusivement occupée par des femmes. Qu’étaient devenus ses hôtes habituels ? où diable avaient-ils passé ? Mystère et chuchotement général. Cependant la représentation de Gustave III n’en poursuivait pas moins son cours.
Tout à coup, au cinquième acte, voilà qu’apparaissent huit ours se tenant gravement par la main, ou plutôt par la patte. Ils s’avancent vers la rampe et saluent le public ; puis, se mêlant au groupe des danseurs, ils prennent part assez gauchement au galop général. De temps à autre on voyait un d’eux lever brusquement la patte de derrière ; cette patte, qui n’était pas toujours lancée en mesure, avait subi le contact un peu rude d’un pied de figurant.
La plaisanterie n’eût pas été complète si le public n’avait pas su à qui il avait affaire. Voici donc que nos ours se réunissent en troupe, prennent leur tête sous le bras, et, tirant de leur manche un énorme éventail, se mettent à en jouer avec toute la désinvolture d’une marquise de l’ancien régime :
Les lions s’étaient faits ours !
Jamais acteurs ne furent accueillis par de plus vifs applaudissements.

Revenons aux tigres.
L’espèce la plus vivace dans le genre, c’est encore celle des auteurs et des artistes ; mais bien qu’elle réunisse les physionomies les plus tranchées, les penchants les plus bizarres, les barbes les plus splendides, elle n’offre aucun type complet. On peut citer feu Pradier, le sculpteur, que tout Paris a pu voir en pantalon de tricot blanc, et en habit de velours bleu de ciel, ou vert céladon, pêcher des goujons sur les bateaux amarrés le long du quai Voltaire.

GIF - 19.9 ko
Eugène Sue

Eugène Sue ne soutint ses prétentions au titre de tigre qu’à l’aide de nombreuses chaînes d’or et de boutons plus nombreux encore, égarés dans les volutes d’une chemise fantastique. Il ressemblait à un Mondor de l’ancien répertoire.
Parlerons-nous maintenant de ceux qui essayèrent de se singulariser par un déguisement perpétuel ? Horace Vernet, qui s’efforçait de ressembler à un vieux de la vieille ; Duret, à un Arabe, etc., etc. Ces nuances-là échappent à la foule, qui a besoin d’être frappée profondément par une façon d’être et d’agir tout à fait exceptionnelle, par des procédés qui s’adressent à son imagination, la soulèvent d’étonnement, la séduisent et l’entraînent d’admiration.
Ce n’est qu’à ce prix qu’on peut se hisser à la hauteur du tigre britannique.

Madame J.-J. Lambert, Manuel de la politesse des usages du monde et du savoir-vivre, Paris, 18.., p.26-36.

Pour respecter la nécessaire parité, nous vous proposons l’article sur l’équivalent féminin du Lion : la Lionne

< Article précédent
.
1830
Lancer la recherche
Le Blog-Notes.
Aucune note du blog n'est liée à cet article.
Dernière note publiée :
Erebus ou Terror enfin retrouvé ?
par Caracalla

Le gouvernement canadien l’a annoncé : l’un des navires de l’expédition Franklin aurait été retrouvé.

Lire la suite.

La blogosphère :
ReS Futurae — Recherches sur la SF
(17/11/2017)
« Ouverture du site officiel de Maurice G. Dantec »

Bruno Faidutti’s Blog
(07/11/2017)
« Soirées parisiennes Parisian Nights »

Du bruit derrière le paravent
(31/10/2017)
« Cthulhutech - Ep. 1: un nouveau costard »

Places to Go, People to Be
(01/10/2017)
« Thème/Style/Genre : créer une bonne histoire pour les grandes occasions »

Mondes en chantier
(29/06/2017)
« Cyberpunk Reload, épisode ça-va-peut-être-aller-maintenant-hein »

Les pensées de Cuchu
(23/04/2017)
« Ode aux celtes »

Blog à part : troisième époque
(21/04/2017)
« Voter peste ou voter choléra? »

À contre-courants - LOVD
(20/07/2014)
« Druide, d'Olivier Peru »

Le Blog des MJs
(20/04/2014)
« Les accessoires c'est essentiel - article issu de la dernière mise à jour PTGPTB »