Boschimans (Les)

Où l’on rencontre enfin la face obscure du gentil peuple précédemment cité. Abel et Caïn n’étaient-ils pas frères ?

On appelle Boschimans, Boschis ou Buschmanners la race des sauvages répandus sur la partie occidentale du midi de l’Afrique, dans les plaines immenses bornées au bord par la colonie du cap de Bonne-Espérance, et se prolongeant dans les terres inconnues de l’intérieur du pays. C’est une variété de la race hottentote.

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Le Boschiman

Les Bochis sont sauvages, cruels et misérables. Loin de former une nation, ils ne sont même pas réunis en sociétés particulières. Ils se groupent seulement en familles, et ne se rassemblent jamais en grand nombre que pour se défendre ou pour piller. Il ne cultivent point la terre, et n’ont point d’autre animal domestique que le chien. Ils se nourrissent habituellement de racines, de reptiles, de grillons, de larves de fourmis ; et quand toute l’herbe des campagnes est dévorée par les sauterelles et que la terre nue n’offre plus aucune pâture, ils dévorent les sauterelles. Ils peuvent supporter la faim long-temps, mais ils se dédommagent avec voracité de leur jeûne, s’ils parviennent à tuer quelque gibier sauvage, ou à voler un bœuf ou un mouton. Ils n’ont aucune sorte d’habitation ; ils se couchent sur le sable, exposés à toutes les injures de l’air. Leurs armes sont des javelines, des flèches courbées, qu’ils empoisonnent et qu’ils lancent avec une adresse extraordinaire à de grandes distances. Leur langage est très pauvre ; il se compose d’un nombre peu considérable de roulemens, de sons tremblans produits par un tremblement de la langue, et de tons âpres tirés de la gorge, que nous ne saurions représenter à l’aide d’aucune lettre. En général, ils ne sont pas d’une taille très élevée ; la couleur de leur peau est d’un jaune foncé ; leur chevelure, qui ressemble à la laine, est tordue en tresses serrées ; quelquefois la partie supérieur de leur front est ceinte d’un étroit bandeau de poils bordé de touffes en forme d’ornemens, et ce bandeau sert à retenir quelques unes des plus petites flèches, tandis que les plus longues sont enfermées dans un carquois de bois d’aloès, jeté avec l’arc derrière les épaules.

Cet article paru en 1833, fait partie du Magasin pittoresque publié sous la direction d’Edouard Charton. Réédité par Elytis en 2007, la reproduction de l’original est disponible sur Gallica.

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1833
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