1882, Stanley rencontre Brazza.

« Les explorateurs appartiendraient-ils donc, eux aussi, à ce genre irritable dont font partie les poètes ? »

Le Temps, 21 octobre 1882.

AU JOUR LE JOUR
M. Stanley au Congo.

Le « Stanley-Club » a offert hier soir à M Stanley, à l’Hôtel Continental, un banquet présidé par M. Ryan, correspondant à Paris du New York Herald et président du cercle.

On remarquait, parmi les personnes présentes MM. Morton, ministre des Etats-Unis, le consul général Walcker, Torres-Caicedo, Cernuschi, Georges Berger, de Blowitz, etc.

M. Ryan a pris le premier la parole pour bien préciser le but de la réunion. « Il ne s’agit pas, a dit l’orateur, de donner notre opinion sur la question qui divise MM. de Brazza et Stanley. On a voulu seulement reconnaître les immenses services rendus par M. Stanley dans la grande question des explorations africaines. » Le discours de M. Ryan a été très chaudement accueilli.

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Henry Morton Stanley

M. Stanley s’est levé alors au milieu des applaudissements et a pris la parole à son tour. M. Stanley commence par rappeler que, la dernière fois qu’il s’est trouvé en compagnie de la Société qui a pris son nom pour devise, c’était il y a quatre ans, lors du voyage du général Grant. Puis il aborde l’objet principal de son discours : « Reçu si courtoisement et si royalement par tous, je me trouve obligé d’entrer dans une courte et simple narration des faits qui ont trait à mon absence pendant ces quatre ans. Cela est d’autant plus nécessaire, que mon nom a été si souvent accouplé, dans les journaux de cette ville, avec celui d’un gentleman italien au service de la France, nommé de Brazza, lequel a tellement manœuvré pour m’envelopper aussi bien que lui-même dans un nuage de mystification, que parfois, je vous le déclare sérieusement, j’ai eu quelque soupçon d’être un bien mystérieux personnage, qui mérite d’être surveillé de près. »

M. Stanley raconte ensuite sa première entrevue avec M. de Brazza et expose, avec des détails d’un goût qu’on peut trouver contestable, les dehors peu brillants sous lesquels lui apparut notre compatriote, lequel apparemment n’avait pas trouvé
dans le haut Ogooué beaucoup d’occasions de remonter sa garde-robe

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Pierre Savorgnan de Brazza

« Lorsque j’ai rencontré M. de Brazza, en 1880, sur le Congo, à environ quarante milles de notre station inférieure, je ne croyais pas le moins du monde que je
me trouvais en présence d’un homme qui sous peu exercerait sur nous une si puissante influence. Un homme sans chaussure qui ne se faisait remarquer que par une tunique d’uniforme usée et une coiffure difforme, suivi d’une poignée d’hommes portant environ 125 livres de bagages n’était pas, comme vous le
pensez bien, une figure imposante, et on ne pouvait pas facilement le prendre pour quelque illustre personnage déguisé. J’ai pensé, dès l’abord, qu’il ne devait
pas précisément avoir produit une impression favorable sur les indigènes qu’il avait pu rencontrer dans ses pérégrinations.

M. de Brazza a expliqué depuis que cet extérieur dénotant la pauvreté avait sa raison d’être dans la somme insignifiante que la section française de l’association
internationale lui avait remise pour son équipement. Je crois toutefois que la raison principale en doit être recherchée dans le fait qu’il avait fait pendant son
voyage une consommation excessive de drapeaux français, car je crois que son expédition, à partir de l’embouchure de l’Ogooué, a dû être relativement la plus
coûteuse de toutes.

J’ai sous la main la carte de ses voyages en vue desquels on lui avait remis 100,000 fr. Son voyage comprenant approximativement 1,080 milles géographiques, il aurait reçu un peu plus de 90 fr. par mille. Sur tout le parcours, il n’y a que 160 milles de pays non exploré.

« J’ai été fort surpris […] d’apprendre que le même M. de Brazza, que j’avais rencontré sans souliers […] était cité comme le phénomène de l’année. »

Comme M. de Brazza a insisté sur l’insignifiance de la somme de 100,000 francs et a attiré l’attention publique sur les résultats magnifiques qu’il a obtenus, examinons un peu dans quels rapports se trouvent ses ressources et son œuvre avec les ressources et l’œuvre d’autres explorateurs. Livingstone, par exemple, pendant sa dernière expédition, a parcouru 4,000 milles géographiques à raison de 14 pence par mille. Burton et Speke ont parcouru 1,800 milles géographiques à
raison de 27 pence par mille. Speke et Grant ont fait 2,700 milles géographiques à un peu plus de 29 pence par mille. Cameron, pendant son voyage à travers le continent africain, a parcouru 2,700 milles géographiques en dépensant 81 pence par mille aux frais de sa Société. J’ai été fort surpris lorsque j’ai lu, dans le Times et dans la Nature, quelques mois après notre rencontre, le nom de l’illustre explorateur qui avait traversé ma route, et d’apprendre que le même M. de Brazza, que j’avais rencontré sans souliers et qui avait voyage de la station de Passa jusqu’au Congo, sur une distance de 160 milles, était cité comme le
phénomène de l’année. »

De là l’orateur passe aux libérations d’esclaves faites par M. de Brazza dans le cours de son voyage, et toujours sur le même ton de persiflage, déclare qu’il ne se doutait guère en recevant sur les rives du Congo ce voyageur « sans chaussures »
qu’il avait devant lui l’apôtre de la liberté africaine.

Suit une discussion géographique sur la longueur comparative des diverses routes qui aboutissent ou peuvent aboutir à Stanley-Pool, M. Stanley soutient que celle qui part de la dernière station fondée par lui sur le Congo inférieur est
infiniment plus courte que celle du Niarl préconisée par M. de Brazza.

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Illoy Loubath Imumba Ier, Makoko de Mbé

Enfin, nous arrivons au traité conclu avec Makoko. Dans cette affaire, M. de Brazza, dit M. Stanley, apparait sous un nouveau jour. « Chez lui, nous voyons s’unir avec bonheur le génie diplomatique de la finesse florentine, l’habileté
militaire d’un Lally et cet amour passionné de l’annexion qui distinguait Pizarre et les autres conquérants du même genre. »

M. Stanley, comme il l’a déjà fait à Bruxelles, suppose que Makoko n’a nullement donné au « traité » fait avec M. de Brazza le sens qu’y attache celui ci. Si le gouvernement français vient à sanctionner effectivement la prise de possession du
territoire prétendu cédé, la surprise du chef nègre sera grande, et gare alors aux blancs qui se trouveront sur son territoire.

Nous sautons plusieurs colonnes de texte qui, ne contiennent guère que des variations sur le thème inépuisable pour le « grand » voyageur américain du maigre équipage de son concurrent en Afrique opposé à la popularité dont ce concurrent jouit aujourd’hui en France. Le « shoeless » (sans souliers) et les ballots de pavillons français reviennent décidément trop souvent dans ce discours. M. Stamey affirme que M. de Brazza pouvait d’autant moins prendre possession au nom de la France d’un territoire quelconque le long du Congo, qu’il avait entrepris son voyage en grande partie aux frais de l’Association internationale elle-même. Il cite à l’appui quelques passages, assez peu concluants du reste, des instructions adressées par M. de Lesseps, président de la section française de cette association, à M. l’enseigne de vaisseau Mizon, nommé chef des deux stations
créées par M. de Brazza. Pour lui, d’ailleurs, la station de Brazzaville n’existe encore que dans l’imagination « naïve » de son fondateur.

« Je n’ai jamais rencontré ni entendu parler d’un chef disposé à céder un pouce de terrain. »

L’orateur constate que pour sa propre station de Léopold ville, située en face de l’emplacement de Brazzaville, il est obligé de payer un loyer « considérable ». Il en tire un nouvel argument contre la réalité de la cession obtenue de Makoko.
« Ne vous semble-t-il pas absurde, messieurs, que nous soyons obligés de payer un loyer pour un terrain aussi rapproché d’un voisin qui cède un territoire
de neuf milles de long pour un drapeau français, deux pièces de drap et quelques chapelets. J’ai passé environ quinze ans en Afrique, et je n’ai jamais rencontré
ni entendu parler d’un chef disposé à céder un pouce de terrain. Des centaines de voyageurs ont visité l’Afrique, et je n’ai pas souvenir qu’aucun d’eux ait été dispensé de payer, sous une forme ou une autre, le double de ce que cela valait pour n’importe quel article, quel service ou quel acte de courtoisie. Tous les ouvrages que j’ai lus, et qui traitent de l’Afrique ou des Africains, en font foi. »

Faisons observer en passant que c’est pourtant de cette façon qu’ont été créés presque tous les postes, français et autres, de la Sénégambie et de la côte de Guinée.

Passant à un autre ordre d’idées, M. Stanley aborde le compte rendu de son œuvre personnelle comme agent du « comité d’études du haut Congo ». Il explique la fondation de ce comité, distinct de l’association internationale africaine. Celle-ci ne
disposait plus de ressources suffisantes en 1879, au moment du départ de l’explorateur. Le roi des Belges provoqua des souscriptions parmi un groupe de « philanthropes » et les souscripteurs se réunirent en un corps appelé « comité des
études du haut Congo ». M. Stanley croit pouvoir se rappeler qu’il y a vingt-cinq personnes de diverses nationalités intéressées dans ce comité, qui se propose de créer des « stations civilisatrices », formées d’un petit nombre de blancs, doués de
différentes aptitudes scientifiques, et accompagnés d’une petite troupe de nègres à demi civilisés sur lesquels on puisse compter. Le capital employé à créer ces stations ne doit point porter d’intérêt, mais les indigènes au profit desquels il doit être dépensé « en œuvres de charité » devront être appelés à fournir une certaine somme de travail. Comme le comité n’avait pas l’intention de devenir le souverain du sol ni le dominateur d’une partie quelconque du pays, le premier privilège réclamé fut celui d’être autorisé à construire des stations et de cultiver quelques lopins de terre pour suffire à l’entretien de la, station et contribuer au bien être des Européens. Avec de pareilles intentions, et avec un pareil objet en vue, nous remontâmes le Congo en août 1879 jusqu’au district de Vivi, en face duquel le Congo commence à devenir impraticable à la navigation. Nous ne pouvons analyser aujourd’hui en détail cette partie purement géographique et descriptive du discours de M. Stanley.

Bornons-nous à dire qu’après avoir éprouvé, en juin une maladie qui faillit le conduire au tombeau, il parvint dans les premiers jours de juillet 1881 Stanley Pool, que Brazza avait quitté près d’un an auparavant. Là il rencontra le sergent sénégalais Malamine, et se trouvant tout à coup en face de dispositions hostiles de la part des habitants d’un village nommé Malinia, il accuse, sur la foi d’un des chefs, le même sergent d’avoir, peut-être en vertu d’instructions secrètes laissées
par M. de Brazza, excité contre lui les gens du pays « en répandant sur son compte des bruits sanguinaires ».

Par égard pour le vieux chef, il se retire de Malinia où un nouveau changement s’était produit. Le village est barricadé, un conflit sanglant semble imminent, quand l’intervention de Ganchou, neveu du chef Ngaliema de Ntamo vint heureusement rétablir le bon accord. C’est à cette époque que se place l’arrivée du
Père Augouard. Stanley prétend que, s’il ne l’eût rencontré, le missionnaire courait grand risque d’être massacré.

« Je le conduisis à son kraal en lui faisant remarquer que sa mission ne serait pas couronnée de succès, vu que l’esprit du mal s’était répandu dans cette contrée
jusque-là si paisible. On se servait évidemment du drapeau français comme d’un masque pour couvrir d’un mépris scandaleux des obligations morales contractées par un homme qui avait pris du service dans l’ « Association africaine internationale ». Ainsi que je l’avais prédit au Père, sa mission n’a
pas été couronnée de succès. Malgré son drapeau français, il n’a pas été reconnu et a été forcé de se retirer. »

Le reste du discours est consacré à l’exposé de l’établissement des différentes stations créées par l’expédition dont M. Stanley était le chef. Il s’y trouve cependant une assez longue digression, à propos d’un dialogue de l’explorateur avec Ganchou, l’un des chefs de la rive droite, au sujet des cessions de territoires consenties à Brazza. Non seulement Ganchou aurait nié tout arrangement de ce genre, mais encore « la simple affirmation qu’il avait cédé une partie quelconque de son territoire à un homme blanc le mit tellement en fureur, que sa bouche écumait et qu’il nia dans les termes les plus emphatiques avoir jamais cédé un territoire à n’importe quel étranger, ni vouloir jamais se laisser induire à en céder, disant qu’il était contraire aux habitudes des Batekés de faire pareille chose, et que Makoko lui-même serait sacrifié à la vengeance de la tribu si pareille chose se publiait au milieu d’elle ».

Ganchou aurait ensuite proposé à M. Stanley, à Mfoua, sur la rive droite, de l’accompagner, se portant garant de l’approbation de tous les Batekès. Mais Stanley prévoyant un danger possible, « vu le mauvais esprit qui règne sur la
rive droite de Stanley-Pool, et voyant le noble drapeau tricolore, symbole, comme nous savons, de la civilisation en Europe et ailleurs, employé à couvrir des ambitions personnelles », préféra ériger sa cinquième station à Gobila, sur la rive gauche du fleuve.

Il raconte ensuite la découverte qu’il fit d’un nouveau lac situé sur la rivière Couango, l’un des affluents de gauche du Congo, et à 200 milles environ du confluent de ces deux cours d’eau. Ce lac aurait environ 70 milles de longueur, avec une largeur variant de 6 à 38 milles. Son extrémité orientale est habitée par des indigènes extrêmement sauvages et belliqueux. La contrée environnante est
splendide et couverte de forêts impénétrables. A son retour vers la côte maritime, il fut grandement étonné du changement que l’ardeur de la concurrence avait produit, en moins de trois ans, sur le cours inférieur du Congo, et il attribue le
mérite de ce changement aux efforts de l’Association. « On avait construit entre Noki et Vivi quinze établissements pour le commerce ou dans un autre but en un lieu qui n’était auparavant qu’un désert inhabitable. »

Voici maintenant les conclusions de ce discours.

« Ainsi, messieurs, je vous ai exposé brièvement mon opinion sur les efforts que M. de Brazza a faits pour acquérir de la notoriété à la faveur de mon nom, et sur ses tentatives pour introduire cette diplomatie immorale sur un continent vierge. Il a causé des dépenses prodigieuses à la branche française de l’Association internationale africaine, qui a dépensé pour lui 0,25 fr par mille géographique. Messieurs, il est vrai que j’ai été temporairement au service de l’Association internationale africaine ; mais je suis un Américain exempt de tout parti pris politique et je ne m’intéresse qu’à l’Afrique, qui est un continent infortuné. J’ambitionne seulement de laisser des traces permanentes de mon œuvre dans l’est du continent ténébreux.

On a fait après moi expédition sur expédition. À Uganda et à Kavagiro, sur les bords du Victoria-Nyanza, où est le grand pirate Mirambo, et aux bords du Tanganika, des communautés d’hommes blancs répandent tout ce qui peut être utile aux noirs enfants de ce monde.

Pourquoi n’aurais-je pas le droit d’espérer que le vaste bassin du Congo et les rives de ce superbe fleuve seront un jour peuplés de communautés civilisées. Nous avons bien commencé, et aujourd’hui les Belges, les Allemands, les Anglais, les Américains, les Danois et Suédois qui sont à notre service consacrent la plus grande énergie à l’accomplissement de l’œuvre. Jusqu’à présent, nous avons été bien reçus par les naturels. Ils comprennent le but de nos efforts, et eux seuls en ont profité jusqu’à présent. Nous avons dépensé beaucoup d’argent et nous en dépenserons encore davantage. Nous sèmerons ce que d’autres récolteront.
Jusqu’à présent, le bassin du Congo n’est qu’un désert stérile, un pays désolé et improductif, et nous avons voulu donner la vie à ce désert. Nous avons voulu planter et semer ce qui pouvait vivifier ces régions sauvages si longtemps oubliées par l’Europe. Maudits soient celui ou ceux qui, animés d’une jalousie sans
motif et d’un esprit malveillant, nous obligeront à incendier nos stations, à détruire notre œuvre si heureusement commencée et à abandonner l’Afrique à sa
misère et à sa barbarie primitives. »

Ce discours ne paraît pas avoir produit sur les assistants l’effet qu’en attendait son auteur.

« Les explorateurs appartiendraient-ils donc, eux aussi, à ce genre irritable dont font partie les poètes ? »

Le ton trop personnel et trop acrimonieux de M. Stanley avait produit un malaise évident. Les explorateurs appartiendraient-ils donc, eux aussi, à ce genre irritable dont font partie les poètes ? Tout au moins on pourrait les comparer aux joueurs, et, parmi ceux-ci, le voyageur américain passerait difficilement pour un beau joueur. L’orateur avait répété, paraît-il, à diverses reprises, qu’il entendait donner, ce soir même, un « coup mortel » à son concurrent. Or le banquet ne s’était pas terminé, qu’il se produisit un incident, un coup de théâtre, pourrait-on dire, dont l’effet fut loin d’être au désavantage de ce dernier. M. de Brazza ayant fait passer sa carte à M. Ryan, président du club, M. Ryan, qui a montré un souci très louable pour sauvegarder la neutralité du club dans le débat soulevé par son hôte, l’a fait introduire dans la salle du banquet, et notre compatriotes prononcé, en anglais, les quelques paroles suivantes.

« Messieurs,
La réception que vous offrez à M. Stanley ayant lieu à Paris, j’ai voulu paraitre publiquement au milieu de ceux qui lui donnent ainsi la bienvenu car il est bon
qu’il soit bien établi que je vois dans M. Stanley, non pas un antagoniste, mais simplement un travailleur dans le même champ, où nos efforts communs, quoique nous représentions des intérêts différents, convergent vers le même but le progrès et la civilisation de l’Afrique.

Je suis reconnaissant que des circonstances, quelque douloureuses et inévitables qu’elles aient été parfois, après l’expédition de M. Stanley à travers le Noir
continent, m’aient offert le devoir de commencer mon œuvre. Les drapeaux, que j’ai distribués partout comme un symbole de paix et d’amitié, se répandent de
tribus en tribus et proclament qu’une nouvelle ère a maintenant commencé pour ces populations. Messieurs, je suis Français et officier dans la marine française. Je bois à la civilisation de l’Afrique par les efforts simultanés de toutes les nations sous tous les drapeaux. »

Ce petit discours, prononcé d’un ton à la fois ferme et modeste, fut salué par d’unanimes applaudissements, et il est impossible de ne pas convenir que c’est le Latin qui a remporté cette fois sur l’Anglo-Saxon la palme du sang-froid.

Avant de se retirer, M. de Brazza s’avança vers M. Stanley et lui dit :
« J’apprends, cher collègue, que vous m’avez rudement attaqué dans votre discours ; avant de connaître les paroles prononcées par vous, laissez-moi encore vous serrer la main. »

Au moment où M. de Brazza se retirait, le président du banquet lui dit simplement

« Monsieur, vous avez fait preuve d’un grand tact. »

Le Temps, 21 octobre 1882. Pour en savoir plus, lire l’article d’Edward Berenson, « Brazza mérite-t-il sa légende ? », L’Histoire, n°363, avril 2011, p.80-85.

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