Darwinia
Titre Darwinia
Auteur Robert Charles Wilson
Date 2003 (éd. originale : 1998)
Editeur Gallimard
Collection Folio Science Fiction
Nb de pages 444 p.
Type Uchronie fantastique
ISBN 978-2070302840

Bref résumé du roman.

Mars 1912 : L’Europe, une partie de l’Afrique et de l’Asie disparaissent subitement et sont remplacées par un continent couvert d’une flore et d’une faune inconnue, remettant en cause toutes les théories de l’évolution jusqu’alors en vogue, au profit des approches catastrophistes. Certains parlent de « Miracle », et dénomment par provocation le nouveau continent « Darwinie ».
1920 : Guilford Law, photographe, accompagne l’expédition Finch qui doit remonter le « Rhin » vers les « Alpes ». La situation internationale est cependant tendue, entre les Etats-Unis qui veulent imposer la libre colonisation du nouveau continent et le gouvernement anglais en exil qui entend conserver sa domination sur ce qui étaient les îles britanniques. Dans le même temps à Boston, le médium Elias Vale est visité par un Dieu aux intentions obscures qui lui promet l’immortalité ...

Darwinia a été nominé pour le prix Hugo en 1999 et a remporté le prix Aurora du meilleur livre en anglais (Best English Long Form) la même année.

Bio-bibliographie.

Né en Californie en 1953, ses parents s’installent en 1962 à Toronto — il obtient la nationalité canadienne en 2007. Il grandit dans un milieu protestant plutôt rigide — peu ouvert sur les théories de l’évolution, et doit faire plusieurs petits boulots après le lycée, tel que transcripteur pour la commission des droits de l’homme en Ontario. Parmi ses ouvrages publiés en français on compte :
- La Cabane de l’aiguilleur (A Hidden Place, 1986)
- Mysterium, 1994. Prix Memorial Philip K. Dick 1994.
- Les Chronolithes, 2001. Prix John Wood Campbell Memorial 2001.
- Blind Lake, 2003. Prix Aurora 2004.
- Spin, 2005. Prix Hugo du meilleur Roman, 2006 et Grand Prix de l’Imaginaire (catégorie Roman étranger) 2007. Premier roman d’une trilogie avec Axis et Vortex.

Incipit.

Mars 1912

Guilford Law fêtait ses quatorze ans lorsque le monde se transforma.
Ce jour-là marqua le plus grand tournant de l’Histoire, séparant net ce qui suivit de ce qui avait précédé, mais avant de représenter cette rupture, avant tout, il fut simplement l’anniversaire de Guilford. Un froid samedi de mars, dominé par un ciel sans nuage aussi profond qu’un étang hivernal. Le garçon passa l’après-midi à jouer au cerceau avec son frère aîné, exhalant dans l’air âpre des rubans vaporeux.
Pour le dîner, sa mère avait préparé du porc aux haricots, son plat préféré. Le ragoût avait mijoté au four toute la journée, emplissant la cuisine de l’arôme délicieux du gingembre et de la mélasse. Les cadeaux n’avaient pas été oubliés : un livre relié aux pages blanches, idéales pour le dessin ; un pull bleu marine d’adulte.
Guilford, né en 1898, presque avec le siècle, était le cadet de trois enfants. Plus que son frère, plus que sa sœur, il appartenait à ce que ses parents appelaient toujours « le siècle nouveau ».

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1912
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Le Blog-Notes.
Darwinia
par Caracalla

Darwinia est un roman intéressant et agréable à lire, quoiqu’on puisse lui faire par ailleurs comme reproches. C’est un roman complexe, pour le meilleur et pour le pire. Pour le meilleur : Wilson donne chaire au monde de l’intrigue en développant une faune, une flore, une géographie particulière sans se contenter de la survoler. Il tisse par dessus une trame politique (les rivalités anglo-saxonnes) tout a fait intéressante. Il ajoute enfin une dose de références scientifiques bienvenues (théories de l’évolution et catastrophisme), littéraires (Oz ou E. R. Burroughs) et uchronique (vous ne connaissez pas la doctrine Wilson ?). La première partie, l’expédition sur le Rhin, est belle, laissant penser parfois aux récits du début du XXe siècle sur les remontées de fleuves africains. Je regrette par contre que les personnages secondaires soient peu fouillés. L’explication extra-terrestre du Miracle, surtout, me convainc moins, me semblant assez confuse à l’image du dialogue suivant entre Guilford et son double :
"— Nous nous trouvons à l’intérieur des Archives, déclara son compagnon. Plus précisément, dans une suite logique nodulaire attachée aux protocoles opératoires de l’ontosphère terrestre.
— Tout s’explique."

Quoiqu’il en soit, l’ensemble est plaisant et mérite bien à mon sens trois étoiles.

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