Prestige (Le)
Titre Le Prestige (« The Prestige »)
Auteur Christopher Priest
Date 2007 (éd. originale : 1995)
Editeur Folio SF
Nb de pages 497 p.
Type Roman fantastique
ISBN 978-2-07-034077-4

Bref résumé du roman.

Fin du XIXe siècle. Une lutte implacable oppose deux prestidigitateurs britanniques depuis que le premier a voulu démasquer le second dans une vulgaire affaire de spiritisme. Alfred Borden dans son « Nouvel Homme Transporté » propose un tour de voyage instantané d’un bout de la salle à l’autre, à quoi répond Rupert Angier par son « En un éclair » : chacun dispose d’un truc que l’autre cherche à tout prix à découvrir. Mais à ce niveau, la simple prestidigitation est-elle suffisante pour réaliser un tel exploit ? La science naissante, en particulier l’électricité ne pourrait-elle pas expliquer une partie de ces phénomènes ?

Le Prestige a obtenu le Prix World Fantasy du meilleur roman en 1996 et a été adapté au cinéma par Christopher Nolan en 2006.

Bio-bibliographie.

Christopher Priest est né en 1943 à Cheadle (dans la banlieue de Manchester) et suit des études d’expert comptable avant de se tourner vers l’écriture au milieu des années 60. Il rencontre le succès grâce à Le Monde inverti en 1974 (prix British Science Fiction du meilleur roman). Il multiplie alors les succès et les prix : entre autre, le Grand Prix de l’Imaginaire (catégorie nouvelle étrangère) pour Retour au foyer en 2002, à nouveau le prix British Science Fiction (catégorie roman) pour La Séparation la même année (récompensée aussi du Prix Arthur C. Clarke l’année suivante et du Grand Prix de l’Imaginaire (catégorie roman étranger) en 2005).

Voir le site officiel de Christopher Priest.

Incipit.

Tout a commencé dans un train qui filait vers le nord de l’Angleterre, mais j’ai vite découvert qu’en fait l’histoire remontait à plus de cent ans.
À ce moment -là, je ne me doutais de rien : j’étais en service commandé, suite à un rapport sur un incident survenu dans une secte. La grosse enveloppe que j’avais reçue le matin même reposait sur mes genoux, toujours fermée. Mon père, l’expéditeur, m’avait appelé pour m’en parler, mais j’avais vraiment l’esprit ailleurs. La porte de la chambre à coucher claquait, ma compagne me quittait.
« Oui, papa, avais-je dit, alors que Zelda passait en coup de vent près de moi, un carton plein de mes CD à la main. Poste-le, j’y jetterai un œil. »
Après avoir lu le Chronicle du matin et m’être offert un sandwich et une tasse de café instantané à l’arrivée du chariot de restauration rapide, j’ai ouvert l’enveloppe. Un gros livre de poche en est tombé, dans lequel avaient été glissées un feuille de papier et une autre enveloppe, usagée, pliée en deux.
« Cher Andy, disait le message. Voilà le livre dont je t’ai parlé. Je pense que c’est l’inconnue du téléphone qui me l’a envoyé. Elle m’a demandé où on pouvait te joindre. J’ajoute l’enveloppe dans laquelle il est arrivé. Le cachet de la Poste est un peu flou, mais tu arriveras peut-être à le déchiffrer. Ta mère aimerait savoir quand tu passes nous voir. Pourquoi pas le week-end prochain. Affectueusement, Papa. »
Enfin, une partie de ce que mon père m’avait raconté m’est revenue : un livre lui avait été expédié par une inconnue, sans doute une de mes lointaines parentes, puisqu’elle avait mentionné ma famille. J’aurais dû faire plus attention.
Bon. L’ouvrage était là. Les Secrets de la magie, d’un certain Alfred Borden.
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Le Blog-Notes.
Les Prestiges
par Caracalla

Le Prestige — « Les Prestiges » faudrait-il mieux intituler le roman sans vouloir en dévoiler la chute — est un roman à la fois intéressant et décevant. Intéressant parce que roman à chute tout en restant très ouvert quant à sa fin, une spécialité de Priest. Décevant parce que le fantastique apparaît finalement bien tard. Autrement dit, sans doute pas un roman à lire avec des attentes steampunk.

Le roman se décompose en quatre journaux intimes, ceux des deux prestidigitateurs et ceux, plus brefs, de leurs deux descendants de la fin du XXe siècle. Le travail d’écriture est intéressant, les deux récits principaux s’opposant dans leur style comme s’opposent les deux personnalités des prestidigitateurs. Pour autant, la remise en parallèle chronologique des deux n’est pas toujours évidente : on ne sait toujours au milieu du second, à quel événement du premier correspond alors l’histoire. Du coup, l’intrigue donne l’impression de traîner en longueur alors que le fantastique est lentement distillé.

Notez que le roman serait inspiré de la rivalité entre Giuseppe Pinetti (le Professeur de Magie Naturelle, nom de scène proche de celui d’Alfred Borden) et le comte Edmont de Grisy (dit Torrini) à la fin du XVIIIe siècle.

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