Démons de Paris (Les)
Auteur Jean-Philippe Depotte
Date 2010
Editeur Denoël
Nb de pages 514 p.
Type Roman fantastique
ISBN 978-2207261897

Bref résumé du roman.

Au début du XXe siècle, dans un Paris frappé par des attentats anarchistes, un jeune prêtre se déclare capable de converser avec les défunts et ne tarde pas à affronter une célébrité qui le propulse en première page des journaux, affublé du titre de "Saint Joseph des Morts". Une situation d’autant plus difficile qu’il cherche en secret à percer les mystères de l’après-vie, aidé dans cette tâche par un jeune garçon terrorisé par ses démons d’enfant... et par une sombre menace qui approche inexorablement de la capitale. À la veille d’une visite officielle du métropolitain de Fulgence Bienvenüe par le tsar Nicolas II, visite que la présence de Lénine à Paris ne peut que compliquer, Joseph va se lancer dans une dangereuse quête de la vérité qui lui fera approcher l’occultiste Gérard Encausse, dit Papus, ainsi que les services spéciaux du tsar et les terribles membres de la " pègre de Montreuil ". (Présentation de l’éditeur)

Présentation par l’auteur sur son blog.

Bio-bibliographie.

Né à Lille en 1967, Jean-Philippe Depotte suit des études scientifiques, travaille pour un producteur de jeux vidéo avant d’aller vivre au Japon où il rédige Les démons de Paris. Deux autres romans suivent ensuite, Les jours étranges de Nostradamus dans la France du XVIe siècle, puis Le crâne parfait de Lucien Bel sur l’épisode de la Commune.

Son blog : Drôles d’idées.

Incipit.

Sur le perron de l’Hôtel-Dieu, Pichard et Simonet ne contenaient la cohue qu’à grand-peine. Devant eux se pressaient les curieux du quartier - les badauds professionnels qu’ils connaissaient bien - auxquels s’était mêlé un étrange assortiment de belles dames dont ils ne savaient que faire. D’ordinaire, il n’y avait que les poissonnières des Halles ou les marchandes des quatre-saisons pour faire le poireau devant l’hôpital. Mais aujourd’hui, il y avait du gratin et il convenait de ne pas commettre d’impair.
Même l’agent Pichard, dont on vantait le tact jusque dans le bureau du commissaire, ne savait plus quoi faire. Toutes ces élégantes, ça le paniquait. Et si la femme du préfet faisait partie de la bousculade ?
En début de service, pourtant, la journée s’emmanchait à l’idéale à discuter de la dernière Panhard, devant Notre-Dame, au soleil du printemps. Simonet, l’automobile s’était son truc. Et le planton sur le parvis, il n’y avait pas mieux pour palabrer entre collègues.
Et puis on était venu les chercher pour une intervention devant l’Hôtel Dieu. Pour commencer, ils avaient relevé un groupe de religieuses, des augustines qui tentaient de canaliser les premières arrivantes. Ils s’étaient installés en faction devant le porche et, le prestige de l’uniforme aidant, ces belles dames avaient rapidement retrouvé leur calme. Elles cherchaient surtout à savoir si c’était bien ici qu’avaient été transportées les victimes de l’attentat.
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1910
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Le Blog-Notes.
Qui sont les démons ?
par Caracalla

J’ai bien aimé Les démons de Paris, seconde lecture de mes dernières vacances de Pâques (oui, je sais, je ne suis vraiment pas à en avance dans mes compte-rendus ...), ouvrage que j’ai ouvert à vrai dire par le plus grand des hasards, sans en avoir jamais entendu parler auparavant.

Sans chercher à le classer dans la catégorie steampunk, le roman devrait plaire aux amateurs du genre. L’atmosphère, d’abord, de Paris à la Belle Époque, avec ses petits métiers et son métro en construction, son hôpital et son parc d’attraction, ancre l’intrigue dans une époque et un lieu ; l’ambiance ensuite, entre positivisme, spiritualisme et religiosité. La multiplication des personnages historiques enfin (Nicolas II, Raspoutine, Lénine, Papus, Lépine, Fulgence Bienvenüe ...) confrontés aux personnages de fiction (Victoire Desnoyelles), procédé classique de la littérature steampunk. À côté de ce fond, la confrontation entre anges & démons et la description de l’« après vie » sont assez originales, la chute (au sens propre pour ce qui concerne l’archange Gabriel) plaisante. Le fantastique est donc bien mené et, aspect cher à ce blog, le « ministère des affaires implexes » est à mon avis propice à inspirer des parties de jdr  .

Résultat, j’espère bien trouver le temps (c’est toujours ce qui manque !) de lire un de ces quatre soirs, le dernier roman de Jean-Philippe Depotte, Le crâne parfait de Lucien Bel.

La blogosphère :
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« Nutz! – Les pirates et les écureuils Nutz! – Pirates and Squirrels »

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