Steampunk, l’esthétique rétro-futur
Auteur Etienne Barillier
Date 2010
Editeur Les Moutons Electriques, coll. « Bibliothèque des miroirs »
Nb de pages 356 p.
Type Documentaire
ISBN 978-2915793901

Bref résumé de l’ouvrage.

L’ouvrage est divisé en trois parties. La première est chronologique, balayant la littérature du XIXe aux années 1990’ ; la seconde plutôt thématique, sur le rétro-futurisme, le steampunk francophone, japonais (par R. Colson), puis les ligues héroïques et enfin le « bouillonnement et foisonnement » contemporain. La dernière partie, plus courte, présente l’esthétique steampunk, dans la mode, les objets ou la musique. L’ensemble est complété par une bibliographie (non des ouvrages cités tout au long de l’ouvrage, ce que l’on peut regretter, mais des études sur la SF, la fantasy et le fantastique dont s’est servi l’auteur), d’une sitographie (hélas périssable) et d’un index (assez complet) essentiellement des auteurs cités.

Bio-bibliographie.

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Etienne Barillier est professeur de lettres à Limoges. Spécialiste de SF (membre du jury du prix ActuSF de l’Uchronie), il co-anime le podcast Le Palais des Déviants avec Laurent Queyssi, et le blog « dickien » sur l’actualité de Philip K. Dick. Il est l’auteur du Petit guide à trimbaler de Philip K. Dick (ActuSF éditeur, 2012). Régulièrement invité aux Utopiales, il a également publié aux Moutons électriques Les Nombreuses vies de Fantômas (t.4 de la « Bibliothèque Rouge », 2006). Son site personnel ici.

Incipit.

« Dans les brumes de Londres, une silhouette se dessine. Nous sommes à Whitechael, en 1888, et Jack l’Eventreur va malheureusement bientôt devenir à jamais célèbre. Cette scène, nous la connaissons tous. Nous l’avons lue, ou vue, à de multiples reprises. Son imaginaire nous appartient.
Mais si, derrière cet homme que nous apercevons en ombre chinoise, apparaît progressivement la forme compliquée d’une ... machine, dont les rouages s’agitent dans le fracas huilé d’une mécanique d’acier et de laiton, nous sentons bien que quelque chose d’autre est en train de se former. Notre confort initial vacille à mesure que naissent d’autres possibles. Certes, la reine Victoria est bien en train de se reposer dans son palais de Westminster, mais ses conseillers sont des elfes, des médiums opiomanes, ou bien encore des scientifiques peinant à maîtriser une technologie extra-terrestre depuis qu’ils ont abandonné leurs recherches sur l’atome ...
Nous sommes en plein steampunk. »
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2010
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Le Blog-Notes.
Steampunk !
par Caracalla

Encore un livre qui traîne sur ma table de travail depuis maintenant ... un an, puisque je l’ai acquis — et me le suis fait dédicacer — aux Utopiales en 2011. Maintenant qu’approche la date des Utopiales 2012, il serait vraiment temps que j’en réalise la critique. D’autant que j’avais lu l’ouvrage rapidement après mon passage à Nantes. Disons le tout de suite, il s’agit pour l’heure actuelle de la seule étude complète sur le steampunk, ce qui la rend très vite inévitable.

Pour le fond, le livre d’Etienne Barillier présente à mon avis trois atouts majeurs. D’abord, il replace le mouvement dans l’histoire de la littérature en présentant ses liens avec les courants voisins (Scientific Romance puis SF, fiction holmésienne, cyberpunk et dérivés, « Weird West », fantasy etc.) et s’attache à définir le vocabulaire méthodiquement (uchronie, rétro-futurisme, …). Ensuite, il convoque une très large gamme d’œuvres, tant romans, nouvelles, comics, bd, films, séries, ... qu’en troisième partie mode, objets, musique. Et ce, tirés des littératures non seulement francophones, mais aussi anglo-saxonnes, italiennes, japonaises (sous la plume de R. Colson) ... Il offre donc à l’amateur de quoi compléter largement ses lectures. Enfin, à côté des présentations particulières d’auteurs ou d’ouvrages, le texte est truffé d’encarts — au hasard : l’éther, la cavorite, dirigeable & Zeppelin, ... Bref, propice à des synopsis de JdR  .

Pour la forme, je suis moins convaincu. Les Moutons électriques sont une maison que j’aime pourtant beaucoup, éditeurs en particulier du génial Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski. Les quelques Nombreuses Vies que j’ai eu entre les mains m’ont toujours beaucoup intéressées. On ne peut qu’apprécier la volonté d’éditer de beaux livres pour des prix raisonnables. Mais je regrette ici que l’ouvrage soit si peu pratique : pas d’index des œuvres citées, une table des matières en une page lorsque l’ouvrage en compte environ 350, trop peu d’annexes en somme, comme souvent. Autrement dit, l’étude d’Etienne Barillier qui est de facto un dictionnaire du monde steampunk, n’est pas vraiment adaptée à la mise en forme choisie.

C’est dommage, mais ça n’enlève rien à l’intérêt primordial de l’ouvrage. Pour ma part c’est la source de nouvelles lectures que je cherchais.

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