Ordres et décorations françaises.

Où s’illustre le mot célèbre de Napoléon Ier selon lequel les hommes sont menés par des hochets.

Chapitre IV : Quelques usages et quelques gestes de toujours et de partout.

Les décorations. — On porte surtout la Légion d’honneur. On porte aussi la médaille militaire, la croix de guerre, les insignes de réformés et de mutilés — et l’Instruction publique.
Toutes ces décorations sont figurées par un étroit ruban. Les insignes brillantes, cordon, étoile, plaque, ne se portent que pour les grandes réceptions. Les militaires portent sur l’uniforme courant des brochettes avec rubans, pour la tenue de cérémonie ils mettent les croix avec ruban.
Quand on a droit à la décoration d’un pays étranger, il est poli de la porter si on doit se rencontrer avec des personnes de cette nationalité.

Les femmes, quand elles sont décorées, portent un étroit ruban, rouge pour la Légion d’honneur, violet pour l’Instruction publique. Quelques mères de famille nombreuses se font une gloire de porter la décoration particulière. qui leur est attribuée quand elles le demandent.

Pour féliciter d’une décoration. — On félicite un ami ou parent de sa « promotion » au grade de chevalier de la Légion d’honneur ; de son « élévation » aux grades d’officier, de commandeur, etc. On doit adresser ces félicitations dès qu’on a vu les promotions dans le journal.
Sur un billet de décès, on énumère toutes les décorations françaises et étrangères.
Sur un billet de mariage, on met seulement les décorations françaises. On ne les indique pas sur une carte de fiançailles.

Berthe Bernage, Le Savoir-Vivre et les Usages du Monde, 1928.

— 

Les principales décorations françaises.

La Légion d’Honneur. Fondée en 1802 pour récompenser les mérites éminents rendus à la Nation, aussi bien civils que militaires. C’est l’ordre français le plus honorable. L’ordre, comportant un nombre limité de titulaires, est divisé en trois grades :
* Chevaliers (100.000),
* Officiers (10.000),
* Commandeur (1.250),
et deux dignités :
* Grand-Officier (250)
* Grand-Croix (75).
À ceux ci, il faut ajouter un nombre indéfini d’étrangers, essentiellement des membres de gouvernements, mais également toute personne ayant servi les intérêts de la France. Sa devise est « Honneur et Patrie ». En tenue civile, les chevaliers portent à la boutonnière un ruban rouge, les officiers une rosette rouge, les commandeurs une rosette rouge sur demi-nœud en argent, les grands officiers une rosette rouge demi-nœud moitié argent moitié or, et les grand-croix une rosette rouge sur demi-nœud en or.
Membres célèbres : Sherlock Holmes,


La médaille militaire. Instituée le 22 janvier 1852 par le prince-président Louis-Napoléon Bonaparte, afin d’offrir une reconnaissance à la troupe de moins en moins régulièrement récompensée par la Légion d’Honneur. Elle devient pourtant rapidement la deuxième décoration française. Elle est attribuée aux sous-officiers et hommes de troupes pour leurs longs services ou leurs actes de bravoures. Elle est attribuée par exception aux maréchaux et à quelques officiers généraux. Durant la guerre de 1870-1871, la Médaille Militaire a été décernée à des gardes nationaux mobiles, sédentaires et assimilés et à des officiers de tous grades de la garde nationale. Elle a été enfin distribuée à quelques étrangers (essentiellement des généraux). Sa devise est « Valeur et discipline ».


L’ordre des Palmes Académiques. C’est la plus vieille distinction française décernée à titre civil, puisqu’elle a été fondée par Napoléon Ier en 1808. Réorganisée par le ministre de l’Instruction publique Victor Duruy en 1866, elle comprend deux classes :
* Officier d’Académie, obtenu après un certain temps de services effectifs ;
* Officier de l’Instruction publique, après un minimum de cinq ans d’ancienneté dans le grade précédent.
Elle est d’abord attribuée aux membres de l’Université impériale puis aux membres de l’enseignement primaire ou privé, et enfin étendue aux savants, aux littérateurs ainsi qu’aux personnes ayant bien mérité de l’Instruction publique.


La Médaille d’honneur des Chemins de Fer. Instituée en 1873, afin de récompenser les longs services ou les actes de courage et de dévouement des agents des Chemins de fer. Elle récompense également les savants ayant contribué au développement des machines à vapeur, ou les industriels ayant contribué à l’expansion des Chemins de Fer. La médaille d’or est enfin conférée de droit aux anciens ministres ou secrétaires d’état chargés des Transports. Elle comprend quatre échelons :
* la Médaille de Bronze ;
* la Médaille d’Argent ;
* la Médaille de Vermeil ;
* la Médaille d’Or.


La Médaille d’honneur de l’Aéronautique. Instituée en 1873 quand le gouvernement pris conscience que la guerre de 71 n’avait été sauvée que grâce à l’intervention des aérostats bavarois, et qu’il voulu développer la flotte aéronautique française. Elle récompense les savants travaillant dans ce domaine, les longs services des ouvriers de l’industrie aéronautique, les actes de bravoure des soldats et pilotes qui servent dans les aérostates. La médaille d’or est enfin conférée de droit aux anciens ministres ou secrétaires d’état chargés des Transports. Elle comprend quatre échelons :
* la Médaille de Bronze ;
* la Médaille d’Argent ;
* la Médaille de Vermeil ;
* la Médaille d’Or.


Les ordres coloniaux, reconnus par le gouvernement français, récompensent les civils et militaires ayant servi dans les colonies ou ayant œuvré à l’expansion coloniale. On en compte cinq apparaissant successivement, en général organisés sur le modèle de la Légion d’Honneur.
* L’Ordre Royal du Cambodge (1864)
* L’Ordre de l’Étoile d’Anjouan (1874)
* L’Ordre du Dragon d’Annam (1886)
* L’Ordre du Nichan El-Anouar (1887)
* L’Ordre de l’Étoile Noire (1889)
Ils sont, à partir de 1896, gérés par la Grande chancellerie de la Légion d’Honneur.


La médaille coloniale. Instituée en 1893, elle est décernée sur proposition des ministres de la Guerre, de la Marine ou des Colonies, aux militaires et marins de tous grades ayant participé à des campagnes de guerre ou aux opérations effectuées dans les colonies françaises et pays de protectorat. Des agrafes particulières sont rajoutées pour indiquer les campagnes effectuées.


Des médailles commémoratives, sont distribués à tous les soldats ayant participé aux opérations d’envergures. On a ainsi (entre autres) :
* Médaille de la Campagne d’Italie (1859)
* Médaille commémorative de l’Expédition de Chine (1861)
* Médaille commémorative de l’Expédition du Mexique (1863)
Elles sont en général remises avec un diplôme.

Pour des informations complémentaires, vous pouvez vous reporter au site France-Phaléristique.

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