Enchantements d’Ambremer (Les)
Titre Les enchantements d’Ambremer
Auteur Pierre Pevel
Date 2007 (1re éd. : 2004)
Editeur Le Livre de Poche
Nb de pages 350 p.
Type Roman fantasy tirant vers le steampunk
ISBN 978-2253115854

Bref résumé du roman.

Paris, 1900. Depuis que l’Outre-monde a pris contact avec le Vieux monde, fées, nains, arbres ou chats parlant se sont installés en Europe. Louis Denizart Hippolyte Griffont, mage du Cercle Cyan menant l’enquête sur un trafic d’objets magiques, se retrouve à faire équipe avec la mystérieuse et fantasque baronne Isabel de Saint-Gil alors que les assassinats se multiplient.

Les enchantements d’Ambremer ouvrent un cycle qui se poursuit avec L’Elixir d’oubli, (2004 / Prix Imaginales 2005, catégorie Roman francophone).

Bio-bibliographie.

Né en 1968, Pierre Pevel a suivi une prépa littéraire à Nancy, où il vit toujours. D’abord journaliste, auteur de jeux de rôle (Nightprowler sous le pseudonyme de Pierre Jacq avec Croc), il vient à l’écriture à travers des romans qui enrichissent l’univers de ce dernier (Premier sang, La voie du sang, Le Prix du Sang ...). Un premier roman steampunk Viktoria 91, paraît en 2002. Deux cycles à succès complètent son œuvre : le cycle de Wielstadt (premier roman : Les Ombres de Wielstadt, 2001 (Grand Prix de l’Imaginaire 2002, catégorie Roman)) puis Les lames du cardinal (premier roman homonyme, en 2007 ; prix Imaginales des Lycéens en 2009, Morningstar Award en 2010). Depuis 2006 Pierre Pevel retraduit les aventures de James Bond par Ian Fleming.

Incipit.

Il était une fois le Paris des Merveilles ...

Où l’on plante le décor d’un Paris qui n’exista jamais tout à fait.

Les contes d’autrefois, ainsi que les fabuleuses créatures qui les inspirèrent, ont une patrie. Cette patrie se nomme l’OutreMonde. Ne la cherchez pas sur une carte, même millénaire. L’OutreMonde n’est ni un pays, ni une île, ni un continent. L’OutreMonde est ... un monde, ma foi. Là vivent les fées et les licornes, les ogres et les dragons. Là prospèrent des cités et des royaumes que nous croyons légendaires. Et tout cela, au fil d’un temps qui s’écoule autrement.
Cet univers voisine avec le nôtre. Jadis, ils étaient si proches qu’ils se frôlaient parfois. Naissaient alors des passages fugitifs, des chemins de traverse déguisés, des ponts incertains jetés sur l’abîme d’ordinaire infranchissable qui sépare les mondes. Tel promeneur pouvait ainsi rencontrer, au détour d’un sentier perdu, une reine attristée caressant un grand cerf blanc dont une flèche perçait le flanc ; tel berger explorait une ravine et découvrait au-delà une vallée que la vengeance d’un sorcier condamnait à un hiver éternel ; tel chevalier solitaire passait, en quête de gloire, le rideau étincelant d’une cascade vers des régions inconnues où attendait l’aventure. Combien firent semblables expériences ? Combien de poètes et ménestrels contèrent ces voyages ? Assez pour être entendus, sans doute. Trop peu pour être crus. À l’époque, déjà, les esprits sages niaient l’existence de l’OutreMonde et de ses prodiges. Et les mêmes, aujourd’hui, continuent doctement à vouloir peindre nos rêves en gris...

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1900
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Le Blog-Notes.
Lecture pour l’été
par Caracalla

Les enchantements d’Ambremer sont d’une lecture facile et agréable, je n’ai pourtant pas été complétement convaincu. C’est une lecture d’été, je les ai lu trop tôt : aux vacances de Pâques.

Le scénario est assez bon, le monde sans être très original, est suffisamment construit pour avoir l’épaisseur suffisante, les personnages sont attachants. Le style me convainc moins, et la volonté d’instruire le lecteur a tendance à m’exaspérer, alourdissant à mon avis inutilement le récit, comme si l’auteur n’avait pas réussi à choisir parmi toutes les références qu’il cite. C’est probablement très snob de ma part, mais je prend plus de plaisir à découvrir les références seul, qu’à les trouver explicitement indiquées — quitte à en laisser passer. Un exemple pris au hasard : « François Ruycours avait loué une loge [de l’opéra Garnier] qu’il occupait seul. Portant le numéro 5, c’était la première à côté de l’avant-scène de gauche, celle que l’on ne réservait plus à personne depuis les événements dont Gaston Leroux avait fait le récit dans Le Fantôme de l’Opéra, génial roman que le lecteur est invité à découvrir, si nécessaire, dès qu’il aura achevé celui-ci. » (p.65). Sans commentaire.

Il n’est pas impossible que je lise la suite, L’Elixir d’oubli si je la trouve, mais ma « pile à lire » étant déjà bien fournie, c’est une perspective qui risque d’être renvoyé à bien plus tard.

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