Samsara
Série Secrets
Scénario Frank Giroud
Dessin & couleurs Michel Faure
Date 2007-2009
Editeur Depuis
Type Bande dessinée fantastique
ISBN 978-2-8001-3951-7 / 978-2-8001-4105-3

Bref résumé de l’histoire.

Dans une école des quartiers pauvres de Manchester, Elizabeth Griffith fait rêver ses élèves sur une carte de l’Inde. Malheureusement ce pays dont elle a tant rêvé fait l’objet, dans sa famille, d’une véritable loi du silence. Dans des circonstances tragiques, le mystère qui obscurcissait la vie et la disparition de sa mère, va se dévoiler. Elizabeth va ainsi découvrir l’incroyable aventure vécue vingt-huit ans plus tôt par ses parents au cœur des jungles indiennes, en quête du fabuleux trésor du Sultan de Golconde...

Bio-bibliographie.

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Frank Giroud est né le 3 mai 1956 à Toulouse. Passionné très tôt par l’écriture et le dessin, il entame sa carrière d’auteur professionnel en 1979. Pendant quelques années, il se rôde aux ficelles du métier en publiant des histoires courtes pour les éditions Fleurus, Larousse et Milan. En 1982, tournant décisif : c’est la création de Louis la Guigne, avec Jean-Paul Dethorey. Série remarquée dès sa prépublication, elle va bientôt permettre à son scénariste de se consacrer exclusivement à l’écriture. Dès lors, il collabore régulièrement à plusieurs titres de la presse pour adultes ou adolescents (Circus, Vécu, Nitro, Spirou, Tintin), dans lesquels paraissent ses futurs albums. Outre Louis la Guigne, Frank Giroud publie Pieter Hoorn, Mandrill, Les Oubliés d’Annam, Azrayen, Quintett, Secrets et bien d’autres titres dont le fameux Décalogue. Des intrigues politiques aux histoires de famille en passant par le polar ou le western, il a exploré les domaines les plus variés et fourni des scénarios à près de cinquante dessinateurs. En 2002, il obtient le prestigieux Max und Moritz du Meilleur Scénariste International, succédant ainsi à Pierre Christin, Alan Moore et Jean Van Hamme. La diversité de son propos vient sans doute de la multiplicité de ses centres d’intérêt. Passionné par notre passé (Frank Giroud est agrégé d’Histoire et ancien élève de l’École des Chartes), il exerce de nombreuses activités (animateur, décorateur de vitrines, enseignant, économe, directeur de centres de loisirs, graphiste, accompagnateur de voyages...) avant de se lancer à temps plein dans l’écriture. Grand voyageur, il a vécu en Italie et au Para (Amazonie brésilienne), sillonné l’Afrique, l’Asie et une grande partie de l’Europe. Après avoir hanté quelques cabarets en tant que conteur, il a prêté sa plume à la réalisation de sketches, de nouvelles, de comédies musicales, de chansons (entre autres pour Juliette) et même d’un roman, illustré par Yvon Le Corre et Laurent Vicomte. Mais sa préférence va à la BD, pour laquelle il continue inlassablement à bâtir de nouveaux univers...
Texte © Glénat

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Michel Faure est né à Paris en 1947. Diplôme de l’École nationale des Métiers d’arts de Paris, il part à Madagascar en 1969 pour y faire son service militaire au titre de la coopération au Centre Culturel Albert Camus à Tananarive. Il trouve le temps d’écrire une bande dessinée : Héry qui est publiée dans la presse locale. En 1980 il monte à Paris avec quelques projets. C’est Glénat qui lui donne sa chance en publiant Dieu, sa fille et l’homme dans la collection mythologique, puis Moïse. Le rythme s’accélère. Chez Hachette, il dessine L’Etalon Noir, qui lui vaut, en 1983, l’Alfred enfant à Angoulême. Michel Faure signe ensuite chez Dargaud un magnifique album en couleurs directes : L’île au trésor, puis aux Humanoïdes associés il crée une série sur l’Empire : Les fils de l’aigle qui est toujours en chantier. En 1990 il quitte l’Océan Indien pour s’installer aux pieds du géant de Provence, le mont Ventoux. Après sa rencontre avec Pierre Makyo, Michel Faure renoue avec les éditions Glénat. Ils sortent Elsa, un petit régal, puis le troisième cycle de La Balade au bout du monde. Dessinateur hors pair, son trait précis et délicieusement nostalgique donne une intensité vivante à la plume de Makyo. Tout récemment il vient de réaliser Le papyrus de Kom Ombo, tome 9 du Décalogue scénarisé par Franck Giroud, ainsi que Le Maître de peinture, nouvelle collaboration avec Makyo, qui co-scénarise en compagnie de Richaud.
Texte © Glénat

Incipit.

« Dans les générations passées, le secret de famille demeurait un sujet tabou. Un objet d’étude réservé aux psychanalystes qui ont clairement démontré les conséquences néfastes du silence. Aujourd’hui, ce dernier se fissure et les langues se délient. »

Frank Giroud

En creusant cette idée, Frank Giroud développe une série de récits, appelés SECRETS. En France ou ailleurs, parmi les soubresauts de l’Histoire, les SECRETS lèvent le voile sur les mystères familiaux. Les SECRETS se déclinent en récits se lisant indépendamment. À chaque cycle son dessinateur, à chaque dessinateur sa personnalité et son style, intime ou haletant.

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1857 -
1885
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Le Blog-Notes.
Samsara
par Caracalla

Samsara n’est pas une BD steampunk, mais croise de nombreux thèmes du genre, entre le smog de Manchester et la moiteur indienne, le combat des suffragettes, la révolte sociale, la chasse au trésor. Elle ne joue guère, pourtant, avec les références aux personnages ou héros du XIXe : je n’ai jamais entendu parler d’un aliéniste appelé Arnaud Delage (et mon dictionnaire Larousse des Médecins ne m’en dit rien), pas plus que d’un philanthrope mancunien appelé Rifkin. Le scénario est pourtant de bonne tenue, même si la fin est quelque peu convenue.

Dessins & couleurs sont beaux, inspirés par la peinture de la 2nde moitié du XIXe siècle : impressionniste (t.1. p.39), pointilliste (t.2 p.10), voire plus directement — risquons un nom — inspirés de tableaux de Gustave Caillebotte (t1 p.13). Du coup, les couleurs priment la ligne l’essentiel du temps, mais celle ci est remise en avant par exemple dans une incise temporelle (t.1 p.36-37). Certaines cases donnent l’impression d’avoir été réalisées en pastels, d’autre carrément à l’huile. La couleur directe est particulièrement bienvenue pour rendre l’exubérance de la jungle indienne, et ne doutons pas que les amateurs de peinture animalière apprécieront les apparitions sauvages des tigres. Les strips muets, enfin, sont nombreux, donnant l’agréable impression que les auteurs prennent le temps de raconter l’histoire sans se presser, la composition en diptyque leur en offrant l’espace nécessaire.

Bref, une série qui vaut assurément d’être lue, voire d’être intégrée dans votre bibliothèque.

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